WhatsApp

WhatsApp IA pour cabinet médical : retour d'expérience

Un assistant qui répond sur WhatsApp pendant les séances : ce que le cabinet y gagne, ce que le praticien garde pour lui, et le cadre à poser avant de commencer.

  • Armando Martins
  • 3 min de lecture
  • Mis à jour le
Un téléphone avec une conversation : un patient demande un rendez-vous, l'assistant propose un créneau, le praticien reste en séance.

Dans cet article

  1. Ce que change un assistant WhatsApp pour un praticien et pour ses patients
  2. La limite à ne jamais franchir : tout ce qui touche à la santé reste au praticien
  3. Les questions à se poser avant de se lancer, données de santé comprises
Sommaire

Un kinésithérapeute ne répond pas au téléphone les mains sur un patient. Les messages s'empilent : un rendez-vous à déplacer, une question sur les horaires, une ordonnance égarée. Il répond entre deux séances, tard, ou pas du tout. C'est le sujet que nous avons travaillé avec un cabinet de kinésithérapie du Nord. Voici ce que nous en retenons.

Le vrai problème : répondre au mauvais moment

Le souci n'était pas le nombre de messages. C'était leur moment. Un patient qui écrit à 10 h veut savoir s'il peut venir jeudi, pas recevoir une réponse à 20 h. Et le praticien, lui, finissait ses journées par une heure de messages.

Ce que le cabinet y gagne

  • Une réponse tout de suite aux questions pratiques : horaires, tarifs, accès, documents à apporter.
  • Des rendez-vous pris sans rappel : le patient voit les créneaux libres et choisit.
  • Des séances sans interruption : le téléphone ne coupe plus le soin.
  • Des soirées rendues au praticien, qui ne traite plus que ce qui demande vraiment son avis.

La limite : la santé reste au praticien

C'est la règle qui tient tout le reste. L'assistant répond au pratique. Dès qu'un message parle d'une douleur, d'un traitement ou d'un résultat, il ne répond pas : il le dit, et il transmet.

Un patient écrit

Question pratique

Vous êtes ouvert samedi ?Je peux venir jeudi ?

L'assistant répond tout de suite

Horaires, créneaux, accès

Question de santé

J'ai mal depuis la séance.Je dois continuer mon traitement ?

Transmis au praticien

L'assistant le dit, et ne répond pas

Deux chemins, jamais mélangés : le pratique reçoit une réponse immédiate, le médical va au praticien.

Données de santé : le cadre à poser avant

Les données de santé ne sont pas des données comme les autres. Le règlement européen sur la protection des données les range parmi les catégories particulières, dont le traitement est interdit par défaut et n'est permis que dans des cas précis (article 9 du RGPD, sur le site de la CNIL).

Pour un cabinet, la conséquence est simple : en demander le moins possible. Un assistant qui donne des horaires et propose un créneau n'a pas besoin de savoir pourquoi le patient vient.

Ce que l'assistant traite

  • Horaires, tarifs, accès, modalités
  • Créneaux libres et prise de rendez-vous
  • Rappel de ce qu’il faut apporter

Ce qui reste au praticien

  • Toute question sur un symptôme ou un soin
  • Les ordonnances et les comptes rendus
  • Tout ce qui demande un avis

Pour qui c'est utile, et pour qui ça ne l'est pas

C'est utile à un praticien qui travaille seul ou à deux, sans secrétariat, et dont les patients écrivent déjà sur WhatsApp. Ça l'est moins pour un cabinet qui a un accueil toute la journée : la question y est déjà réglée par une personne.

  1. Qui répond aujourd'hui, et quand ? Si la réponse est « moi, le soir », le sujet mérite d'être regardé.
  2. Quelles questions reviennent ? Si la plupart sont pratiques, un assistant en traitera une bonne part.
  3. Que dit-il quand il ne sait pas ? S'il n'a pas de réponse claire à ça, ne le mettez pas en service.

La même logique vaut pour d'autres métiers où l'on ne peut pas décrocher : nous en parlons sur la page automatisation.

Combien de temps partent en messages chez vous ?

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